Étude de l’impact des haies
sur les propriétés physico-chimiques et biologiques des sols de prairies du premier plateau du Doubs
Entre 2020 et 2024, la Chambre d’Agriculture du Doubs-Territoire de Belfort a mené une étude inédite sur le rôle des haies dans la fertilité des sols et la biodiversité. Quatre sites, aux haies d’âges variés, ont été analysés pour évaluer leurs effets sur la matière organique, l’humidité, les mycorhizes et la pousse de l’herbe.
Les résultats confirment que les haies améliorent la structure des sols, favorisent les réseaux fongiques (dont les mycorhizes, essentielles pour les truffes) et renforcent la résilience des prairies face aux aléas climatiques.
Ces interactions sont particulièrement pertinentes pour les trufficulteurs, car elles optimisent les conditions de développement des champignons symbiotiques.
Ce rapport, fruit d’un partenariat entre agriculteurs, chasseurs et scientifiques, offre des pistes concrètes pour concilier production agricole et préservation des écosystèmes.
À télécharger pour explorer les liens entre haies, sols et trufficulture !
CulturTruf
le programme d'expérimentation financé par FranceAgriMer
La trufficulture française est une filière sensible aux aléas climatiques (sécheresses, vagues de chaleur, etc.). INRAE, en collaboration avec la Fédération Française des Trufficulteurs (FFT) et le CTIFL, a lancé CulturTruf pour mieux comprendre comment les techniques culturales influencent la production de truffes.
Objectifs principaux
- Identifier l’effet des techniques culturales (gestion de l’eau, paillage, ombrage, travail du sol…) sur le régime hydrique des truffières et sur le cycle biologique du champignon mycorhizien.
- Optimiser l’irrigation et la gestion de la ressource en eau pour garantir la production de truffes tout en réduisant les risques liés aux stress hydriques.
- Produire des recommandations techniques pour la filière trufficole française afin de renforcer sa résilience face aux changements climatiques.
L’énigmatique sexualité de la truffe (CNRS)
Ce champignon très recherché par les gastronomes résiste encore à la domestication.
Comme le montre cette vidéo proposée avec LeMonde.fr, des chercheurs tentent de comprendre sa sexualité particulièrement complexe et les différences de modes de vie entre une mère qui abrite les spores que l’on mange et un père qui la féconde sans jamais se dévoiler
Pourquoi c’est fascinant ?
- Parce que ce champignon est à la croisée de la mycologie, de l’écologie et de l’agronomie : il vit en symbiose avec un arbre, il produit un fruit souterrain, et sa reproduction comporte des mécanismes encore peu élucidés.
- Parce que comprendre sa sexualité, c’est comprendre ses chances de se reproduire, donc sa viabilité, donc sa culture, et cela même dans un contexte où on cherche à « domestiquer » davantage la truffe.
- Parce que cela rappelle que même pour un produit gastronomique haut de gamme, les mécanismes naturels peuvent être encore très largement à découvrir.